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samedi 16 octobre 2021

Mon nom tibétain m'a été donné par Sa Sainteté le Dalaï Lama




Aujourd'hui, 16 octobre 2021, j'ai reçu mon prénom bouddhiste tibétain au travers d'une cérémonie officielle dite des « trois refuges » animée par Sa Sainteté le Dalaï Lama. C'est assez rare pour un européen et je suis très fier et honoré d'avoir eu cette chance le jour pile de mon anniversaire. C'est un peu comme une naissance nouvelle.

Mon nom tibétain est TENZIN DHAMCHOE

Il porte évidemment une signification, comme tous les noms issus du bouddhisme, et il est composé de deux mots :

TENZIN : Celui qui garde et enseigne les préceptes de Bouddha (le Dharma)
DHAMCHOE : La doctrine d'Excellence (Bouddhisme)

Recevoir un nom tibétain de la part de Sa Sainteté le Dalaï Lama est considéré comme un grand honneur et une bénédiction par les Tibétains et les adeptes du bouddhisme tibétain. Le Dalaï Lama est considéré comme une incarnation de l'éveil et est vénéré comme un guide spirituel pour de nombreux Tibétains.

C'est un processus complexe qui implique généralement une série de consultations et de délibérations avec des érudits et des lamas qualifiés. Le nom donné reflète généralement la spiritualité et les aspirations de la personne, ainsi que les enseignements particuliers qu'elle a reçus de Sa Sainteté.

Pour les Tibétains, un nom tibétain donné par le Dalaï Lama est considéré comme un lien spirituel direct avec lui et peut être utilisé dans les pratiques religieuses et les prières. Il peut également être utilisé comme nom de scène pour les artistes et les personnalités publiques Tibétaines.

Avoir un nom tibétain donné par le Dalaï Lama est considéré comme une occasion unique et précieuse de se connecter à la spiritualité tibétaine et à la tradition bouddhiste. C'est un honneur pour la personne qui le reçoit et est considéré comme un symbole de la bénédiction et de la guidance de Sa Sainteté.

samedi 10 mars 2012

Commémoration du 10 mars 1959 à Cesson (77)


Ce que représente le 10 mars pour les Tibétains.

Le 10 mars, chaque année, les Tibétains commémorent le soulèvement populaire qui eut lieu à Lhassa le 10 mars 1959.

C’est au cours des années 1949/1950 que les troupes de l’armée chinoise envahirent le territoire tibétain.

Le Tibet lança un appel à la communauté internationale qui resta sans réponse. Seule face à la Chine, une petite délégation tibétaine fut contrainte de signer, en 1951, à Pékin, l’infâme « Accord en 17 Points » dans lequel le Tibet faisait abandon de sa souveraineté. Un accord inique, qui sera dénoncé plus tard par le XIVème Dalaï-Lama. Il s’ensuivit, pour le Tibet bouddhiste et la Chine communiste, une période de neuf années de coexistence difficile.

Les Tibétains du nord-est et de l’est du Tibet, qui assistèrent les premiers à l’intrusion de l’Armée populaire de libération, fuirent devant la répression chinoise croissante et durent gagner les zones rurales. C’est là qu’une résistance armée s’organisa, laquelle se propagea bientôt dans tout le Tibet. Tristement célèbres dans la mémoire des Tibétains, les provinces de l’Amdo et du Kham furent la scène d’un cycle résistance-répression qui contraignit des milliers de Tibétains à fuir vers le Tibet central et vers Lhassa, relativement plus sûrs. Mais le ressentiment de ces populations, engendré par l’arrogance avec laquelle la Chine traitait le gouvernement tibétain, s’abreuvait encore des récits de destruction des monastères et de massacre de lamas et de moines que rapportaient les réfugiés venus du Tibet oriental. Bientôt, le mécontentement qui couvait se traduisit par une défiance ouverte à l’égard de la Chine.

Le 10 mars 1959, ce sont des dizaines de milliers d’hommes et de femmes qui descendent dans les rues de Lhassa pour réclamer l’indépendance du Tibet. Ce mouvement de protestation, porté par une population déjà exaspérée, fut réprimé dans un bain de sang. Selon une estimation chinoise, près de 87 000 Tibétains furent massacrés dans le seul Tibet central. Il fallut un peu plus de trois jours à l’Armée Populaire de Libération pour venir à bout du soulèvement, mais elle ne réussit pas à étouffer le mouvement de résistance qui se répandait dans tout le Tibet.

Le soulèvement du 10 mars et sa répression inconditionnelle eurent pourconséquence la fuite vers l’Inde du Dalaï-Lama, des membres de son gouvernement et d’environ 80 000 Tibétains. Le gouvernement tibétain en exil, depuis son siège de Dharamsala, petite ville située au nord de l’Inde dans les contreforts de l’Himalaya, a développé, sous la conduite du Dalaï Lama, une résistance non violente à l’occupation chinoise, résistance qui a donné naissance à un Mouvement pour la liberté du peuple tibétain étendu aujourd’hui à l’échelle mondiale. Aussi chaque année, où qu’ils soient, les Tibétains commémorent le 10 mars, pour qu’eux-mêmes se souviennent, et pour rappeler au monde que les Tibétains qui sont morts pour la cause de la liberté ne sont pas morts en vain, que leur mort est un sacrifice juste et noble, consenti pour que puisse renaître un Tibet libre et indépendant.

Source : Bureau du Tibet